Quelle direction prendrez-vous en tant qu’entreprise en 2026 et comment vous assurerez-vous que tous les efforts convergent dans cette même direction ?
Le 26 février, ConXioN a réuni clients et partenaires à Gand pour Eyes On 2026, un événement qui a mis en lumière la manière dont les entreprises doivent aujourd’hui faire des choix stratégiques en matière de technologie et de leadership. Le fil conducteur était la nécessité pour les entreprises de continuer à performer tout en accélérant leur transformation et en y impliquant leurs collaborateurs.
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De l’IT au business
Chris Debyser, PDG de ConXioN, a clairement indiqué dans son discours d’ouverture que la vision classique de l’IT comme un silo devient moins pertinente. « Cela devient un poste stratégique, avec un passage de l’IT vers le business », a-t-il déclaré. Ce message a été repris par d’autres intervenants : la technologie n’a de valeur que si elle est intégrée au business, à la collaboration et à la manière dont une entreprise fait ses choix.
Pour lui, ce changement concerne également l’aspect humain. « Au lieu de placer uniquement ConXioN dans une histoire B2B, je veux aussi souligner que nous sommes engagés dans une approche H2H. Human to Human. » Selon lui, même à l’ère de l’IA, l’humanité reste cruciale pour une croissance durable.
Une compétition acharnée
L’avenir n’est pas présenté comme une perspective lointaine, mais comme un facteur déjà sous tension. M. Debyser utilise des termes footballistiques pour parler d’équipes, de compétition, de mentalité et de leadership. « Je peux vous assurer que la compétition ne sera pas facile en 2026 », affirme-t-il. Cette métaphore fonctionne car elle exprime ce que beaucoup d’entreprises ressentent déjà : l’intensité augmente et les règles du jeu changent continuellement.

« Nous devons mouiller le maillot », dit-il dans une autre métaphore. M. Debyser fait ici référence aux forces externes qui exercent une pression. La géopolitique est présentée comme un arbitre qui impose constamment de nouvelles règles. La sécurité ne doit être perdue de vue « sous aucun prétexte ».
L’IA apparaît comme un facteur qui évolue à une vitesse fulgurante et peut surprendre les entreprises si elles ne restent pas alertes. Les données, la conformité et la gouvernance n’ont pas été perçues comme des freins, mais comme des leviers pour accélérer de manière contrôlée.
Bâtir des « frontier companies »
L’une des idées intéressantes de son discours est que les entreprises ne doivent pas seulement devenir numériques, mais doivent évoluer vers ce que M. Debyser appelle une frontier company : une entreprise qui garde toujours une longueur d’avance sur les autres.
Même à l’ère de l’IA, l’humanité reste cruciale pour une croissance durable.
Chris Debyser, PDG de ConXioN
« Non pas en adoptant aveuglément chaque nouvel agent d’IA ou outil, mais en utilisant la technologie pour ce dont l’entreprise a réellement besoin. Cela peut commencer modestement, par exemple avec un assistant numérique ou un chatbot qui augmente la productivité, mais cela peut tout aussi bien évoluer vers des changements dans les processus et les rôles. » Cependant, chaque problème ne nécessite pas l’IA, et chaque innovation ne doit pas être technologique. Il faut savoir ce qui se passe, mais manipuler avec soin ce que vous utilisez ou implémentez vous-même.
En finir avec la médiocrité
Jürgen Ingels a prononcé un discours moins axé sur la technologie et davantage sur la performance et l’entrepreneuriat. Son récit est personnel, mais il donne aussi matière à réflexion. La phrase marquante est : « Être bon n’est plus suffisant. » L’époque où la médiocrité était acceptable est révolue depuis longtemps. Les entreprises qui souhaitent innover ne doivent pas seulement bien fonctionner, mais véritablement exceller dans certains domaines.



M. Ingels souligne également l’importance de découvrir les talents. Tout ne doit pas être amélioré. Les gens doivent devenir plus forts dans ce en quoi ils excellent déjà. « Ce que vous faites vraiment mal, oubliez-le. Faites autre chose. Concentrez-vous sur ce que vous savez vraiment bien faire et essayez de devenir encore meilleur dans ce domaine. »
L’humain reste le facteur déterminant
Bien que la technologie soit le thème de l’après-midi Eyes On 2026, la plus grande incertitude révélée par le sondage interactif concernait l’humain lui-même. « L’employé » apparaît clairement comme la catégorie principale mettant l’innovation sous pression. Trouver des talents, les fidéliser et impliquer les collaborateurs dans cette course technologique reste un exercice difficile pour de nombreuses entreprises.
La table ronde a abordé les mêmes thèmes, mais a surtout servi de miroir à ce qui se passe dans de nombreuses entreprises. Les participants sont, de gauche à droite sur la photo ci-dessous : Andy Coomans (co-fondateur de BlackBird), Gunther Ghysels (fondateur de Get Driven, WERKTR, Tinrate), Philippe De Veyt (administrateur de Lecot & président de VOKA), Kris De Leeneer (PDG de KDL), Kristof Wallays (Global Expansion, Innovation & Sustainability chez Agristo), Ruben Miessen (PDG de LEGALFLY).

La discussion a été résumée par le modérateur Olivier Van Düren, qui a expliqué la différence entre performer et transformer. Performer, c’est tenir ses promesses ; transformer, c’est construire l’avenir de manière crédible. « La véritable force d’une entreprise est : puis-je me transformer ? » Lors de la question d’ouverture, les membres du panel ont associé 2026 principalement à la « soif de réussir » et non à la peur. La pression croissante ne doit pas freiner l’envie d’aller de l’avant. En faisant les bons choix, chaque entreprise sortira renforcée de cette zone de tension.
Investir dans l’humain
La question centrale de l’événement est : « Comment faire aujourd’hui des choix stratégiques en matière de technologie et de leadership pour être non seulement pertinent mais aussi une référence en 2026 ? »
La pression augmente, Eyes On 2026 ne laisse aucun doute à ce sujet. Mais il y a tout aussi peu de doutes sur le fait que cette pression ne doit pas être paralysante. Pour les entreprises qui placent leurs collaborateurs au premier plan et utilisent la technologie pour progresser, 2026 n’est pas une menace, mais un cap à suivre. Ou comme le dit M. Debyser lui-même : il n’y a pas que le retour sur investissement qui compte, mais aussi le « retour sur relation ». Si vous disposez de talents qui souhaitent s’impliquer dans votre projet, vous n’avez pas à vous soucier de la stabilité de votre entreprise demain.

